Réaménager votre maison

Votre espace de vie est devenu trop étroit et vous souhaitez l’agrandir ? Vous devrez aborder votre projet d’extension comme un projet de construction : analyse du terrain, choix du mode constructif, raccordements et impact sur le bâti existant… Tout doit être pris en compte, dans le respect de la réglementation.
Laissez-vous guider...

TOUT SAVOIR SUR LA RÉGLEMENTATION

  • Faut-il un permis de construire ?
    > Si la surface est inférieure à 20 m², une simple déclaration préalable est nécessaire, à condition que la hauteur de la construction ne dépasse pas 12 mètres.
    > La création d’une surface de plancher ou d’une emprise au sol supérieure à 20 m² implique la demande d’un permis de construire.
    > Un agrandissement d’une construction existante s’accompagnant d’un changement de destination (aménagement d’un garage, de combles) et de la création ou de la modification d’une ouverture sur un mur extérieur impose également la demande d’un permis de construire.
    > C’est aussi le cas pour un changement complet de destination, comme par exemple la transformation d’une grange en espace habitable.
  • Faut-il absolument un architecte ?
    > Oui, si la surface totale après agrandissement dépasse 170 m² de planchers, les services d’un architecte sont en effet obligatoires.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

La création d’ouvertures, la construction ou la modification d’un mur mitoyen, d’une façade ou de son revêtement… doivent respecter les règles d’urbanisme générales et locales. Selon les cas, un permis ou une déclaration préalable sont nécessaires. Les règles locales s’imposent aussi en matière de stationnement et d’accès au chantier.

NOTRE CONSEIL

Dans certains secteurs, dits « sauvegardés », d’autres dispositions peuvent s’appliquer. Avant tout, renseignez-vous auprès des services municipaux de l’urbanisme.

 

LES ÉTAPES ET DÉMARCHES À RESPECTER

  • Consulter les règles d’organisme et le COS : Vous adresser à la mairie pour connaître les règles de constructibilité et le Coefficient d’Occupation des Sols.
  • Étude de sol : À faire réaliser si cela n’a pas déjà été fait au préalable.
  • Relevé topographique : Vous adresser à un géomètre.
  • Implantation sur le terrain : De même, c’est un géomètre qui réalise le bornage.
  • Étude thermique : Il peut être nécessaire de réaliser un diagnostic de performances énergétiques du bâtiment principal.
  • Certificat RT 2012 : Selon les cas, à joindre au dossier de demande de permis de construire.
  • Déclaration préalable de travaux (selon la nature des travaux) : Le dossier est à déposer en deux exemplaires à la mairie.
  • Permis de construire (en fonction des travaux) : Votre dossier doit être déposé en quatre exemplaires auprès des services communaux.
  • État des lieux : Il est effectué par un huissier ou à l’amiable.
  • Affichage du permis de construire : Obligatoire si votre projet nécessite un permis de construire. Il doit être affiché au plus tôt, dès la notification de l’arrêté d’autorisation. Un constat d’huissier est recommandé pour certifier la date d’affichage.

 

VOTRE PROJET D’EXTENSION EST-IL CONCERNE PAR LA RT 2012 ?

Les modalités d’application de la RT 2012 dans le cadre d’une extension (surélévation, création d’un étage, construction neuve acc

olée à un bâtiment existant) ont été modifiées début 2015.
> Surface SRT* et de plancher inférieure à 50 m² : sauf exception, le projet n’est plus soumis à la RT 2012, la RT élément par élément s’applique.
> Surface SRT et de plancher comprise entre 50 et 100 m² : c’est la RT 2012 intermédiaire (avec calcul du Bbio et du Cep mais sans test d’étanchéité à l’air) qui s’applique.
> Surface SRT et de plancher supérieure à 100 m² : application de la RT 2012.
* La SRT (Surface thermique au sens de la RT) ex SHONRT (Surface Hors Oeuvre Nette au sens de la RT ) est égale à la somme des surfaces de plancher, déduction faite des surfaces non chauffées (combles ou aménagés, vérandas non chauffées, surfaces non closes…).

 

BIEN DÉFINIR VOTRE PROJET EN AMONT

projetLa destination de l’agrandissement doit être claire et en cohérence avec le bâtiment existant. Par exemple, une extension sur jardin accueillera de préférence un espace de vie commun (cuisine, séjour, salon…) tandis qu’une surélévation sera plutôt dédiée aux chambres. Repérez au préalable les réseaux existants, car ils conditionnent les futurs raccordements et les travaux à prévoir. Réfléchissez en amont à l’impact de l’agrandissement quant à l’ensoleillement et l’apport de lumière sur le bâtiment principal. De même, pensez aux incidences éventuelles sur les circulations existantes et l’accès aux bâtiments.

NOTRE CONSEIL : Dresser la liste précise des nouveaux équipements nécessaires à votre projet (chaudière et radiateurs, tableau électrique, VMC...) vous évitera toute mauvaise surprise budgétaire.

 

OPTIMISER LA REALISATION

Dalle sur Terre-plein> Comme pour tout projet de construction, une bonne préparation est nécessaire. N’hésitez pas à vous adresser à des entreprises spécialisées, indispensables pour certains types de travaux et à un architecte pour tout projet de plus de 170 m². Ces professionnels pourront vous apporter des conseils sur le mode constructif le plus adapté (bois, blocs béton…), le type de fondations à choisir (terre-plein ou sur vide sanitaire, voir ci-contre), l’accès aux réseaux et au chantier...
> Votre budget doit tenir compte de tous les éléments liés à la construction, sans oublier les frais annexes, comme les études préalables ou la gestion des réseaux. Pour maîtriser le budget, il est indispensable d’adapter le mode constructif aux conditions existantes d’accessibilité et de terrain.

NOTRE CONSEIL : Mettez en place un planning précis, listant les principales étapes.
Cet outil indispensable vous permettra de suivre la réalisation et de limiter au maximum les nuisances liées aux travaux sur votre lieu de vie principal.